festival détours du monde

Détours du monde, festival des civilisations vivantes et populaires.

Spectacles métissés, hybrides et exigeantes, création d'ici et d'ailleurs rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militants, conférenciers, Détours du Monde propose une saison "rythmée" par la passion du spectacle vivant et l'envie de vivre l'instant éphémère de la création et celui de la réflexion et de l'échange.

Festival Détours du Monde

10ans déjà!

affiche

Il n'est possible de réellement s'enrichir que si des différences existent. Rencontrer la différence, c'est rechercher la richesse ; profiter de cette richesse, profiter de cette différence. c'est admettre ses faiblesses, et admettre ses atouts. De fil en aiguille, accepter la différence s'en enrichir, cela impose de respecter une chose : la liberté de l'autre à être.

Pas de doute... 10ans de richesse !

En nouveauté 2013 la scène d'ici et d'ailleurs :

18h30 I Champ de la Tour Côté Nord

Samedi 20 Juillet (5€)

FORABANDIT (invité à l'édition 2006 avec DUPAIN) 

forabandit

En partenariat avec le festival Radio France Montpellier et Languedoc-Roussillon  

Si vous aimez les musiques rebelles et les rencontres subtiles, vous ferez d'une pierre deux coups en venant écouter le trio Forabandit (« être mis à l'écart », en occitan). Officiellement montée en 2011, cette petite association d'insoumis invente une musique originale et puissante. Résolument méditerranéennes et actuelles, leur musique à la musculature affirmée et aux ondulations prononcées, pour servir des textes poétiques, classiques ou contemporains, témoignage de la résistance des hérétiques de tous poils et de tout temps. 

En réunissant les figures de l'asik anatolien et du troubadour occitan, le trio Forabandit met en relation des chants pétris de l'amour courtois médiéval et de nuances protestataires. Sam Karpienia, chanteur et joueur de mandole, co-fondateur du fameux groupe Dupain, s’inscrit, à partir d’une approche contemporaine, dans la tradition lyrique de la poésie courtoise des troubadours occitans. UlasOzdemir, chanteur turc et joueur de baglama, ardent défenseur des traditions musicales liées à l'alévisme (islam hétérodoxe proche du soufisme et seconde religion de Turquie après le sunnisme), perpétue ainsi le chant des asik anatoliens, ces troubadours soufis itinérants de l’est de la Turquie. Les rythmes persans des percussions de BijanChemirani viennent croiser avec finesse le chant de ces nouveaux poètes. La voix éraillée et profonde de Sam Karpienia, et, celle douce et intime, d’UlasOzdemir révèlent une poésie vivante, chronique descriptive, critique et engagée. Ensemble, en mêlant leurs imaginaires, ils jettent un nouveau pont entre Marseille et la Turquie, à emprunter absolument. Avec Forabandit, que les mélodies soient anatoliennes ou occitanes, elles trouvent toujours à s'écouler dans un prodigieux roulis de cordes et de peaux. 


Vendredi 19 Juillet (5€)

LECTURES de et par MAGYD CHERFI (invité à l'édition 2008) 

magyd

Qu’il ait écrit tous les textes de Zebda, le dernier des cathares d’Albi le saura, qu’il ait, fait partie des mouvances citoyennes motivées, c’est dit. Que son premier hobby ait noirci des pages et des pages d’une saga de l’immigration jamais portée à l’écran sera son grand regret. Que sans les Clash il n’aurait jamais compris le rock n’roll voilà qui est redit. Que « Madame Bovary » reste sa référence romantique d’adolescent et Sartre sa posture d’adulte cela s’est déjà entendu. Comment lui porter un éclairage nouveau?  

Son premier essai littéraire « Livret de famille » paru en 2004, révéla un talent de conteur inédit au point qu’on lui suggéra d’abandonner l’écriture de chansons pour pousser plus en avant les croustillantes aventures du fils d’immigré qu’il fût giclant des marées d’eau salée pour les filles de son quartier dont il voulait croquer à huit ans les dessous. Dans ses textes toutes les hontes y passent, son nom, son sang, son rang, sa race, on dirait qu’il expurge…  

Il expurge une enfance niaise, médiocre, sans âme et sans panache. Il se lave au vocabulaire des ablutions de mots, son coran : le Larousse. Il y raconte les mille et une anecdotes de sa mère lisant les bulletins scolaires comme on déchiffre les billets perdants du loto. Sa vie fût une attente, celle d'une mère inassouvie. Son écriture malicieuse n’en finit pas d’ériger l’homme en contrastes. C’est quand il sourit qu’il enrage et quand il enrage il s’endort. Tout chez lui épouse les contraires comme une fin en soi. Les bons mots s’enchaînent aux métaphores, les rires aux cris. Bien que méditerranéenne, sa mer est flanquée de vagues sans repos. Logique, il est le fruit d’un destin qui le vit naître paria et devenir parvenu. Dans un monde qui a chéri ce fils d’immigré, il se taille un rôle de victime expiatoire. Il semble dans sa plume se foutre du monde mais il s’y raccroche à bouts de bras dès que celui-ci tourne le dos. Il est désinvolte et fataliste à la fois, désabusé mais poignant mais n’est ce pas dans ce cyclone que nous naissons tous? 


Jeudi 18 juillet :

Ouverture du festival avec PIERRE RABHI.

Vendredi 19 juillet :

- ANTONIO RIVAS & JOAQUIN DIAZ - (Colombie / République Dominicaine)
- BONGA (Angola / Portugal)
- LA TROBA KUNG-FU (Catalogne)
- INTERS SCENES: HUGO MENDEZ / SOFRITO (UK / TROPICAL)

 Samedi 20 juillet :

- JUPITER & OKWESS INTERNATIONAL (Rep. Démocratique du Congo)
- MULATU ASTATKE (Ethiopie)
- LES VIOLONS BARBARES (Mongolie / Bulgarie)
- INTERS SCENES: DJ SELECTOR MATANZAS (Cuba / Espagne)

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